Les banques d'aliments pour bétail (BAB) sont des locaux construits à proximité des villages et des campements de l'Azawagh pour entreposer des compléments alimentaires pour le bétail.

 

Objectifs poursuivis :

  •  Aider les éleveurs, en cas de petite sécheresse, à compléter l'alimentation du bétail et leur permettre de passer la période de soudure avant la nouvelle pluie.

 

  •  Accroitre la production de lait par une amélioration de l'alimentation des vaches.

Ces banques sont actuellement approvisionnées en son de blé acheté aux producteurs nigériens de la région de Maradi (sud Niger).

 

MASNAT a construit, avec l'aide de partenaires, treize banques qui couvrent une partie de la région de l'Azawagh.

Dans cette région du Sahel, l'herbe pousse une seule fois par an après les pluies de juillet-août.

Dès le mois d'octobre suivant, l'herbe sèche sur pied et forme ainsi le pâturage qui servira jusqu’à la prochaine saison des pluies. Pendant cette période de 9 à 10 mois, les feux de brousse constituent un des grands dangers pour ce pâturage.

La meilleure façon de les prévenir et de les combattre est de réaliser des bandes pare-feu d'une largeur d'au moins 15 mètres avec un intervalle de 300 à 1 000 m entre deux bandes.

 

Pour la réalisation de ces bandes pare-feu, chaque personne travaillant sur le site est rémunérée pour une journée de travail, sur la base suivante :

  • 3,5 kg de céréales (mil),

  • 420 grammes de légumineuses (niébé ou haricot sec),

  • 140 grammes d'huile

  •  35 grammes de sel.

 

Ces travaux sont suivis en partenariat étroit avec la Direction Régionale de l'Environnement et de la Lutte contre la Désertification.

MASNAT fournit les outils nécessaires pour la réalisation de ces travaux et l’encadrement.

 La culture de légumes n'appartient pas à la tradition des Touaregs nomades. Cependant, les nécessités de la vie sédentaire conduisent progressivement à la mise en place de potagers.

Pour cette mission menée dans six villages, l'aide de MASNAT consiste à assurer la formation des futurs jardiniers de sites, à construire un puits maraîcher par village et à mettre à disposition les semences tropicalisées de la première année.

Ce sont les habitants de chaque site qui réalisent la clôture du champ à cultiver.