L'Azawagh sud, couvre un territoire au nord d'Abalak, qui s'étend sur 100 kms du nord au sud et de 70 kms de l'est à l'ouest. 

Le climat est caractérisé par l'alternance d'une courte saison des pluies (juillet à septembre) et d'une longue saison sèche (octobre à juin). Les températures moyennes minimales et maximales varient entre 18 et 40 degrés C°. Le cumul des précipitations annuelles varie entre 200 et 400 mm suivant la latitude. Le relief de cette zone est principalement constitué de collines, de bas fonds, d'étendues gravillonnaires planes et dénudées, parfois parsemées de buttes témoins .

saison sèche
après les pluies juillet aout

La population de l'Azawagh sud, essentiellement composée d'éleveurs touaregs, arabes et peuhls est estimée en 2011 à 112280 habitants.

Ces ethnies sont depuis toujours des éleveurs-pasteurs de dromadaires (appelés habituellement chameaux) de vaches, de moutons et de chèvres.

Cet élevage, traditionnellement pratiqué sous une forme nomade, est devenu aujourd'hui une activité semi-sédentaire voire sédentaire. Les sécheresses successives ont conduit à la réduction mais aussi à la disparition de nombreux troupeaux.

En conséquence, une partie de cette population, durement frappée par la sécheresse et la perte répétée de son cheptel, a été contrainte à la sédentarisation, soit dans les banlieues des grandes villes, soit dans des villes nouvelles comme Abalak. Les éleveurs se sont reconvertis, non sans difficultés, en petits commerçants ou ont exercé des petits métiers dans une économie informelle, inadaptée à leur mode de vie et à leur culture.

Beaucoup d'entre eux se sont exilés, parfois loin de chez eux.

Cette population nouvellement sédentaire a plus de difficultés à faire face aux besoins alimentaires de base, notamment en lait et en viande, qui sont devenus inaccessibles à de nombreuses familles.

Le commerce est dominé par les transactions de bétail qui se font principalement avec les pays limitrophes comme le Nigeria, le Bénin, l'Algérie et la Libye. Le plus grand marché à bestiaux du Niger se tient chaque semaine à Abalak.

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abalak
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L'artisanat s'avère une activité importante : bijouterie, cordonnerie, broderie, poterie et couture. A l'exception des bijoux qui s'exportent, ces activités essentiellement orientées vers un marché local voire régional ne constituent pas une source de revenus suffisante.

La culture céréalière (mil, sorgho) est très peu pratiquée et la production ne couvre qu'une infime partie des besoins de la population.

Dans le domaine minier, il n'existe aujourd'hui aucune ressource identifiée dans cette région. Quant à l'industrie de transformation, elle est quasi inexistante.

La région ne dispose pas d'un réseau routier suffisant et adapté pour assurer une bonne communication. Le tourisme déjà à l'état embryonnaire est réduit à néant depuis 2007, en raison de l'insécurité grandissante dans la région.