LA VIE AU CAMPEMENT NOMADE : LA TRAITE

Au campement des Kel Tamajek, et notamment chez les Iullemeden kel Dinnick de l’Azawagh, on trouve généralement toutes les variétés d’animaux tels que les chèvres, les moutons, les vaches et les chamelles.

Le troupeau fournit la nourriture de chaque jour : il donne le lait qui est toujours consommé.

Dans la journée, alors que le troupeau va chercher du pâturage, les chamelons, les veaux, les cabris et les agneaux sont généralement maintenus au campement; à mi-journée, les jeunes bergers les emmènent à la mare ou au puits, tout en montant bonne garde : il ne faut pas que les jeunes rejoignent leurs mères car sinon le lait pourrait manquer le soir...

Avant la nuit, les jeunes animaux sont attachés à des arbres, à des piquets ou à une corde (assidi) tirée entre deux piquets ; les mères arrivent généralement, lentement en une longue file, à la fin du jour : elles rejoignent le campement pour nourrir leurs petits.

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Commence alors la traite :les garçons traient les chèvres et les brebis et les hommes les vaches et les chamelles.

 C’est la traite des chamelles qui demande le plus de savoir faire : si le berger est seul, il doit tenir le bol de traite (akabar) sur sa cuisse horizontale en prenant appui sur l’autre jambe à hauteur du genou ; avant de traire l’homme détache le chamelon qui vient téter goulûment et amorcer ainsi la montée du lait ; puis il l’éloigne des pis en l’attachant à la patte de sa mère.

Ainsi la traite des chamelles (et des vaches) se fait en 3 étapes :

§  la tétée interrompue du chamelon : agal

§  la traite proprement dite : tazek

§ la tétée libre : anakas             

 

 

(Extrait de Isalan N° 4 – octobre 2001 -)